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Face à des feux de forêt plus précoces et de grande ampleur, les sapeurs-pompiers réclament davantage de moyens

Alors que les fortes chaleurs reviennent de plus en plus tôt dans l’année, la Fédération nationale des sapeurs pompiers de France (FNSPF) réclame à l’État davantage de moyens aériens et terrestres pour se préparer à combattre des feux rapides et de grande ampleur.

Ribaute restera, malgré elle, dans l’histoire de la lutte contre les feux de forêt. En août 2025, cette commune de l’Aude a été le point de départ de la destruction par les flammes de 11 300 hectares. L’évènement avait mobilisé 2 200 sapeurs-pompiers sur un front de 27 kilomètres de long. Les flammes y avaient atteint une vitesse inédite de 8 km/h. « Ribaute n’est pas une exception. Ribaute est un signal. Les feux auxquels nous devons désormais faire face sont plus rapides, plus puissants et plus imprévisibles. Nous devons adapter nos moyens à cette nouvelle réalité », alerte dans un communiqué, Jean-Paul Bosland, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).

Accroître et diversifier la flotte de Canadair

Face à ces feux devenus plus précoces et plus agressifs, la FNSPF réclame des moyens aériens, notamment la sanctuarisation de la commande annoncée de deux Canadair et la confirmation de deux autres, avec des livraisons prévues à partir de 2028.

En outre, la fédération appelle les pouvoirs publics à inscrire ces efforts dans une stratégie de renouvellement et de diversification de la flotte. « Pendant que nous attendons les futurs Canadair, nous devons déjà préparer la génération suivante d’aéronefs européens », insiste Jean-Paul Bosland. L’objectif étant de réduire la dépendance française aux appareils étrangers. Ces derniers risquent en effet d’être moins disponibles puisque de nombreux Etats connaissent également de tels incendies aux mêmes périodes. C’est pourquoi, la FNSPF appelle les pouvoirs publics à soutenir les projets industriels français et européens que portent Kepplair Evolution et Hynaero.

Soutenir les SDIS

Par ailleurs, la FNSPF s’inquiète de la diminution de 54,7 % de la dotation de soutien à l’investissement structurant des SDIS. Elle représente 22 M€ en 2026 contre 48,6 M€ auparavant, dans un contexte de contraction des moyens financiers des conseils départementaux. Les besoins pour leur part, n’ont pas diminué. Ils concernent notamment des camions-citernes feux de forêt, des pompes grande puissance, des équipements de lutte contre les inondations ou encore des matériels adaptés aux nouveaux risques climatiques.

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