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A Vivatech, le ministre de l’Intérieur inaugure le réseau radio du futur

Lors du salon des nouvelles technologies, Vivatech, le ministre de l’Intérieur a officiellement inauguré le réseau radio du futur. L’occasion de faire le point sur le déploiement de ce nouveau système de télécommunications qui rendra les secours interopérables en toutes circonstances.

Le vendredi 19 juin 2026, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et son ministre délégué, Jean-Didier Berger, avaient fixé rendez-vous au salon Vivatech, à Paris. Sur le stand de la direction interministérielle du numérique, ils ont inauguré officiellement le réseau radio du futur (RRF). Une étape symbolique pour un projet débuté en 2017 et dont l’origine remonte aux attentats de 2015. A l’époque, l’ampleur des attaques terroristes sature les réseaux de télécommunication. Les forces de sécurité et les services de secours voient leurs interventions compliquées par une difficulté à échanger des informations d’importance vitale.

Un système de télécommunication prioritaire

A l’initiative du président de la République, l’État décide de se doter d’une architecture de télécommunication résiliente. Elle doit permettre aux forces de l’ordre, aux sapeurs-pompiers, aux Samu, aux collectivités locales, d’échanger toutes sortes de contenus multimédias en temps réel. Le RFF emprunte les réseaux mobiles 4G/5G de Bouygues Telecom et d’Orange (avec une itinérance prévue, en cas de besoin, sur les réseaux de Free et de SFR). Il y est prioritaire, ce qui garantit que les échanges d’informations ne seront pas ralentis, même lorsque les réseaux arrivent à saturation après un évènement grave. Le projet est confié à l’Agence des communications mobiles opérationnelles de sécurité et de secours (Acmoss). L’État y consacre un financement de 900 M€.

L’objectif étant de déployer un réseau de télécommunications à très haut débit, sécurisé et interopérable. Il doit relier les centres de coordination avec tous les opérateurs de terrain équipés de smartphones ou de tablettes.

Une montée en puissance avec les SDIS

Le RRF est devenu opérationnel en 2025 avec un déploiement limité à quelques services utilisateurs, dans un premier temps. Tel est le cas de certains SDIS qui ont récemment témoigné de leur expérience à l’Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (Ensosp). En Haute-Savoie notamment, le SDIS cumule déjà plus d’un millier d’interventions avec les moyens du RRF.

A Vivatech, le ministre de l’Intérieur a fait état de 10 000 utilisateurs actifs. Ce nombre devrait atteindre 86 000 à la fin de l’année grâce au déploiement au sein de la Police et de la Gendarmerie. Les pouvoirs publics visent un objectif de 300 000 utilisateurs, fin 2028. Cette montée en puissance du RRF initie un cercle vertueux. Chaque abonnement individuel étant facturé une quarantaine d’euros par an, l’Acmoss engrange des recettes. Elles lui permettront de poursuivre le développement technologique du réseau.

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