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Aux Etats-Unis, le gouvernement fédéral s’apprête à transférer la gestion des catastrophes aux Etats

L’instabilité trumpienne affecte tous les secteurs de l’administration américaine. L’Agence fédérale de gestion des situations d’urgence (FEMA) n’y échappe pas. Un rapport annonce sa restructuration. Objectif : transférer de l’échelon fédéral à celui des Etats la responsabilité et les moyens de faire face aux catastrophes.

Ouragans, cyclones, incendies, avec le dérèglement climatique, la « Federal Emergency Management Agency » ne chôme pas. D’autant qu’elle doit également s’impliquer dans le cadre de la coupe de monde de football 2026, qui se déroule aux Etats-Unis. C’est pourtant le moment que choisit l’administration Trump pour lui imposer une réorganisation drastique.

Moins d’État et plus d’Etats

On pourrait résumer ainsi le projet que défend un récent rapport (dont il existe une synthèse en français) consacré à l’avenir de la Fema : réduire les moyens fédéraux et laisser les Etats monter en première ligne. A eux de prévenir et de gérer les catastrophes en impliquant les citoyens qui doivent devenir acteurs de leur propre sécurité. Certes, Washington ne disparaît pas complètement du paysage. L’État fédéral continuera d’apporter une aide technique et financière mais ciblée sur certains programmes selon des critères de performance.

L’idée force de cette restructuration étant de lutter contre « la faillite du modèle administratif actuel ». L’administration Trump lui reproche des effectifs qui ne permettent pas une réactivité à la hauteur des enjeux et un « gaspillage financier », notamment en frais généraux.

Washington en ultime recours

Par conséquent, il échoirait aux Etats de faire mieux. Du moins est-ce l’idée qui sous-tend le projet d’inspiration trumpienne. Il réinterprète, à sa façon, un principe bien connu en Europe, celui de la subsidiarité. Ainsi, Washington n’interviendrait au plus haut niveau qu’en ultime recours, lors des catastrophes les plus considérables. Autrement dit, une politique du pire et du moins pire.

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