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“Me too hôpital” : le ministre de la Santé prend de nouvelles mesures

Mercredi 29 mai 2024, un rassemblement de soignants a eu lieu à Paris (75), sous les fenêtres du ministère de la Santé. L’appel à manifester avait été lancé par le collectif Emma Auclert afin de dénoncer les violences sexistes et sexuelles à l’hôpital et dans les universités de médecine.

En 2022 la Fédération nationale des étudiants infirmiers (FNESI) révélait qu’un élève sur 6 a été victime d’agression sexuelle. De nombreuses soignantes évoquent un “milieu toxique où l’omerta règne”. Le lendemain du rassemblement, le jeudi 30 mai, le ministre de la Santé Frédéric Valletoux a annoncé plusieurs mesures, effectives dès ce vendredi.

Dès 2024, et dans un délai de 3 ans, tous les professionnels travaillant à l’hôpital devront suivre une formation obligatoire de prévention aux violences sexistes et sexuelles. Une cellule d’experts extérieurs va être créée au niveau national, pour éviter que les scandales ne soient traités qu’en interne, comme le dénoncent aujourd’hui de nombreuses victimes. Sur la base de leurs investigations, ces professionnels désignés devront faire en sorte que les procédures des victimes aboutissent. 

Enfin, une association aura la gestion d’une ligne téléphonique d’écoute dédiée qui proposera un suivi psychologique ou médical, notamment pour les professionnels de santé libéraux victimes de violences sexistes ou sexuelles.

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