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Face à la canicule, le dossier de liaison des résidents en Ehpad a facilité leur prise en charge aux urgences

Le premier bilan que dresse Santé publique France de la canicule de la fin du mois de juin, montre une surmortalité liée à l’âge. Elle apparaît cependant mieux maîtrisée dans les Ehpad qu’à domicile. Une différence qui pourrait s’expliquer notamment par le dossier de liaison d’urgence qui améliore la prise en charge médicale.

Après une canicule d’une intensité historique, Santé publique France confirme un pic de mortalité au cours de la semaine du 22 au 28 juin 2026. Ce bilan, bien que non consolidé, comptabilise 2 025 décès supplémentaires, soit 29,1 % d’augmentation par rapport à la semaine précédente. Cette surmortalité se concentre sur les personnes âgées de plus de 45 ans (+29,7%). Santé publique France relève également que cette augmentation a été plus forte à domicile (+91%) qu’en Ehpad (+37%). Même si le centre de référence en santé publique n’avance pas encore d’explication à l’appui de ces chiffres, on peut noter une différence par rapport à l’épisode caniculaire de 2003. L’accueil d’une personne âgée en Ehpad s’accompagne désormais de l’ouverture d’un dossier de liaison d’urgence (DLU).

Des échanges d’informations avec les urgences

Ce document améliore « les transferts d’informations nécessaires au médecin intervenant en urgence pour une prise en soins optimale du patient dans l’Ehpad ou dans un service des urgences (SU). Le DLU sert aussi de support de communication lors de l’échange téléphonique entre le soignant présent auprès du patient lors d’une urgence et le SAMU-Centre 15 », explique sur son site la Haute autorité de santé. Trois mois avant le déclenchement de la canicule, la HAS a mis à jour un guide d’utilisation du DLU. Elle rappelle l’intérêt des trois composantes de ce dossier : le document de liaison d’urgence (qui contient des informations médicales renseignées hors de tout passage aux urgences) et la fiche de liaison d’urgence. Cette dernière comporte un volet « aller » que remplit l’Ehpad avant le transfert de la victime aux urgences. Quant au volet « retour », il permet à l’Ehpad de s’adapter en tenant compte du bilan du passage du résident par les urgences.

Un partenariat élargi

Comme l’explique le guide, l’utilisation du DLU doit s’inscrire dans le cadre d’un partenariat plus large entre le service d’urgence et l’Ehpad. « L’amélioration des soins aux résidents en situation d’urgence nécessite l’utilisation systématique du DLU-Ehpad ; la création d’un partenariat opérationnel entre l’Ehpad et le SU ; et la mise en place d’une démarche d’amélioration continue de la qualité. » Au-delà de la transmission ponctuelle des informations, la HAS invite à « créer une relation de confiance avec l’hôpital de secteur et son SU, nommer un référent dans l’Ehpad et au SU et formaliser ces liens.”

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