Moins de décès en France mais une part plus importante imputable aux maladies respiratoires
D’après les dernières statistiques de santé publique, le recul de la mortalité amorcé en 2023 s’est poursuivi en 2024. Avec une ampleur moindre cependant. En outre, une partie des gains obtenus se trouve effacée par une augmentation des décès imputables aux maladies respiratoires.
En 2024, 641 000 personnes sont décédées en France. Ces données, que publie la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), confirment une diminution de la mortalité générale. Depuis la pandémie de Covid 19, le nombre de décès pour 100 000 habitants recule, quel qu’en soit le motif. Ce qui se vérifie pour les deux principales causes (qui expliquent à elles seules 50 % du résultat) : les tumeurs (à l’exception de celles du pancréas) et les maladies cardio-neuro-vasculaires.
Une situation contrastée
Cette embellie souffre cependant quelques exceptions. Tel est le cas des maladies respiratoires qui progressent. La Drees a comptabilisé 5,3 décès supplémentaire pour 100 000 habitants. A elles seules, les grippes et les pneumonies provoquent une augmentation de 4,2 décès. « Cela peut s’expliquer par deux épisodes de grippe qui ont marqué l’année 2024 : le premier lors de l’hiver 2023-2024, dont le pic a été atteint début janvier, et le deuxième d’intensité élevée lors de l’hiver 2024-2025 », justifie la Drees.
Autre préoccupation, les décès imputables aux infections ont légèrement augmenté (+0,5 décès pour 100 000 habitants). Tel fut le cas également des complications de maladies de l’appareil génito-urinaires. Enfin, les septicémies, les maladies infectieuses intestinales et la coqueluche ferment la marche. Toutes trois ont provoqué 0,1 décès supplémentaire pour 100 000 habitants.
Des points de fragilité
Dans le détail, l’étude fait ressortir des points de vigilance. Par exemple à l’égard des personnes âgées de plus de 85 ans. Leur mortalité consécutive à un accident ne diminue plus. Elle a même tendance à augmenter suite à des chutes.
Enfin, les statistiques de la Drees comportent encore une part d’ombre. Elle correspond aux 21,3 % de décès dont les causes demeurent imprécises, inconnues ou manquantes. Ce qui concerne particulièrement les morts brutales d’enfants (mais pas celles des bébés cependant). Et, quel que soit l’âge, l’étude montre que les informations sont plus souvent manquantes quand la personne décède à domicile plutôt qu’en établissement de santé.

