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Face au cyclone Gezani, Pompiers humanitaires de France au secours de Madagascar

Au lendemain du passage du cyclone tropical, Gezani, Pompiers humanitaires de France (PHF) a dépêché une équipe de secours sur place. En une quinzaine de jours, elle a apporté des soins d’urgence à la population, rétabli des liens logistiques et épaulé les autorités locales dans leur gestion de la crise.

Des vents soufflant à 250 voire 290 km/h en pointe. Le 10 février 2026, le cyclone Gezani a durement frappé la côte Est de Madagascar. Sur place, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) a recensé plusieurs dizaines de morts, de centaines de blessés et plus de 250 000 sinistrés. A Tamatave (Toamasina), plus des trois quarts de la ville ont été endommagés, avec des maisons sans toiture, un réseau électrique à terre et des inondations. Face à cette situation critique, Pompiers humanitaires de France (PHF) a activé une cellule de crise et projeté sur place 8 volontaires. Ils ont constitué l’essentiel d’une cellule d’urgence, formée de 8 autres intervenants. A leurs côtés, 3 secouristes de GIS France (Groupe d’intervention et de secours France), 2 de FAUSI (France aide secours international), 2 de PICA (Pompiers international des Côtes d’Armor) et 1 de Pompiers solidaires. Sous un commandement en binôme, un médecin, deux infirmières et des spécialistes des secours en milieu périlleux aguerris à la recherche, à la potabilisation de l’eau, à l’élagage, à la logistique et bien sûr au secourisme.

Aide médicale et génie civil

Grâce à son réseau de correspondants locaux au sein de l’Association partenaire, Pompiers Humanitaires de Madagascar (PHMada), PHF a pu adapter rapidement son dispositif. Les volontaires français ont ainsi pris en charge des blessés, notamment un trauma crânien avec suture sur place, traité des pathologies digestives ou encore des plaies. PHF a installé des dispensaires mobiles. Au total, 240 consultations ont été pratiquées, majoritairement pour des enfants.

L’autre volet de leur intervention a concerné la sécurisation des bâtiments (évaluation, enlèvement de tôles, abattage d’arbres, etc) ainsi que la remise en état d’équipements (réhabilitation de salles de classe, 3 500 m² de lieux de récréation déblayés et sécurisés, mise à disposition d’un groupe électrogène, etc). Ces interventions ont été réalisées, jusqu’à fin février, avec le soutien la FNSPF (Fédération nationale de sapeurs-pompiers de France) et de la Fondation Renault.

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