Les IADE appellent à une semaine « bloc mort »

Des collectifs d’infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat (IADE) reprochent au gouvernement de ne pas accéder à leurs revendications en termes de statut et de salaire. Mobilisés pour une semaine « bloc mort », ils promettent un « net ralentissement de l’activité opératoire programmée » afin de réclamer une meilleure reconnaissance de leur métier.

Opération « bloc mort ». Afin d’obtenir « une juste reconnaissance de leur profession », des collectifs d’infirmiers anesthésistes (IADE) ont appelé à une semaine « bloc mort » dans les hôpitaux à partir de ce lundi, promettant « un net ralentissement de l’activité opératoire programmée ». Conséquence: plusieurs opérations chirurgicales ont été annulées. Ces collectifs, ralliés sous la bannière « IADE united », sont couverts par un préavis de grève déposé par la CGT, pour la période du 2 au 11 novembre inclus, réclamant « une reconnaissance législative, réglementaire et financière de leur profession », intégrant « la pénibilité de leur exercice », ainsi que « le respect (de leurs) compétences exclusives ».

« Nous faisons deux ans d’études supplémentaires, nous travaillons en autonomie, en supervision avec un médecin anesthésiste. Mais c’est nous qui sommes là auprès du patient du début à la fin de l’opération, qui le sédatons, le surveillons à son réveil », explique Guillaume, infirmier-anesthésiste au CHUGA dans un entretien accordé à France Bleu. Les collectifs ont souligné que cette lutte durait déjà depuis un an et que les infirmiers n’avaient « plus rien à perdre ». Malgré un ralentissement prévu dans les blocs opératoires des interventions programmées, le communiqué syndical a précisé que ce mouvement national ne toucherait pas les urgences.

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