Les sapeurs-pompiers de France reçus à l’Elysée

Le président de la République, Emmanuel Macron, a reçu dans son bureau lundi 26 octobre des représentants de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF). Le sujet des discussions ? La concrétisation de l’ambition de modernisation de la sécurité civile et la préservation du modèle de secours français fondé sur l’engagement.

Emmenée par le président de la FNSPF,  Grégory Allione, Céline Guilbert, vice-présidente chargée de l’innovation et Max Roux, vice-président chargé du volontariat, une délégation de la FNSPF a été reçue ce lundi 26 octobre par Emmanuel Macron. Dans un contexte d’aggravation de la crise sanitaire, le chef de l’Etat aurait, selon la FNSPF, exprimé le souhait de renforcer la présence des sapeurs-pompiers au sein de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) afin de rendre celle-ci pleinement opérationnelle dans l’anticipation, la préparation et la conduite des crises. Selon la FNSPF, une doctrine commune doit être définie entre les services publics chargés des urgences pré hospitalières avec comme pilier la création du 112 comme numéro unique d’appel d’urgence. Objectif : trouver une articulation cohérente avec le service d’accès aux soins, permettant de distinguer ce qui relève de l’urgent et du non-urgent. Dans cette perspective, une expérimentation sera conduite dans une région. Simultanément, un groupe de travail sera créé permettant d’aller vers des sapeurs-pompiers reconnus comme de véritables techniciens de secours d’urgence. Lors de cette rencontre, le président de la République aurait évoqué la mise en œuvre de plusieurs mesures visant à soutenir le modèle français de secours en favorisant l’engagement citoyen. Parmi ces mesures :  

  • le soutien à une initiative européenne protectrice de l’engagement citoyen sous toutes ses formes, destinée à compléter la lettre de confort adressée récemment par la Commission européenne à la France sur la compatibilité de son modèle avec la directive européenne de 2003 sur le temps de travail.
  • une campagne gouvernementale de communication pour ouvrir et diversifier le recrutement de sapeurs-pompiers volontaires et professionnels ;
  • un appui au développement des sections de jeunes sapeurs-pompiers (JSP) par la participation au défilé du 14 Juillet sur les Champs-Elysées, et la création d’une équivalence entre le brevet national de JSP et la deuxième phase du service national universel ;
  • dans le cadre du déploiement du Service national universel (SNU), la volonté de faire de la sécurité civile une passerelle de l’engagement ; 
  • le développement de l’aide aux entreprises pour favoriser la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires pendant leur temps de travail et reconnaissance des formations de ces derniers au titre de la formation professionnelle continue ;
  • en termes de reconnaissance, la création d’un contingent spécifique pour les sapeurs-pompiers dans les ordres nationaux et ministériel, et l’instauration d’une bonification de retraite des sapeurs-pompiers volontaires avec la volonté d’améliorer la reconnaissance apportée par la nouvelle prestation de fidélisation et de reconnaissance ;
  • reconnaissance de la Covid-19 comme maladie professionnelle pour les sapeurs-pompiers contaminés en service ;
  • renforcement de la protection des sapeurs-pompiers contre les agressions en intervention. 

Une réunion d’échanges réunissant le chef de l’Etat et le comité exécutif de la FNSPF doit être programmée pour assurer le suivi de la déclinaison de ces mesures. Elle pourrait avoir lieu au printemps, sous réserve que la situation sanitaire se soit améliorée d’ici là.

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