L’AFARM et la FNTAU s’alarment

L’Association française des assistants de régulation médicale (AFARM) et la FNTAU (Fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes) s’alarment d’une proposition de loi jugée pro-pompiers qui mettrait en danger le SAMU, les ambulanciers et tout patient.

Rouges contre Blancs. Le conflit est relancé à la faveur d’une proposition de loi du député Fabien Matras transmise le 30 juin 2020 « visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs-pompiers ». L’article 31 de la proposition de loi – qui instaure le 112 comme numéro unique pour les appels d’urgence – pose notamment problème en affirmant que « les médecins du SAMU (…) sont, comme tous les sapeurs-pompiers, des professionnels de la santé dont l’action mérite d’être soulignée. » Soutenues par Samu-Urgences de France (SUdF), l’AFARM et la FNTAU s’insurgent que les sapeurs-pompiers soient assimilés à des professionnels de santé, au même niveau notamment que les ambulanciers qui suivent une formation de plusieurs mois et dont le diplôme est inscrit au code de la santé publique. Autre point d’achoppement : selon l’AFARM et la FNTAU, la proposition de loi transforme les sapeurs-pompiers en régulateurs médicaux à la hauteur des compétences et de l’expertise des médecins régulateurs du SAMU, et de ses assistants de régulation médicale (ARM), ce qui constituerait une menace à l’existence du SAMU. Enfin, selon les représentants de l’AFARM et de la FNTAU, cette proposition de loi va à l’encontre de la profession d’ambulanciers en génèrant une concurrence déloyale opposant sapeurs-pompiers volontaires et ambulanciers privés salariés ; et place la santé des Français aux mains du ministère de l’Intérieur.  

 

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