Billet d’humeur #37 : Cécile Jodogne

Échanger pour mieux gérer : l’importance d’une coopération au-delà des frontières.

Le salon Secours Expo, auquel j’ai eu l’honneur d’emmener une délégation bruxelloise, fut pour moi une occasion unique de nouer des liens avec des professionnels d’horizons différents. Cet événement fait la part belle à la collaboration et à l’échange d’expériences, des principes qui nous font progresser dans l’exercice de nos responsabilités, et nous permettent d’être mieux préparés à braver les défis qui nous attendent, en tant qu’acteurs de la gestion de situations d’urgence.

Bien sûr, travailler ensemble, au-delà des frontières et des barrières linguistiques, reste un grand défi. Mais, confrontés à une situation d’urgence, c’est le même choc, la même poussée d’adrénaline et le même sens du devoir qui animent les professionnels des secours. La mission qui leur est confiée transcende les obstacles culturels, linguistiques ou géographiques.

Dans le contexte tendu que nous connaissons, il est primordial de cultiver les liens forts qui unissent l’ensemble des protagonistes du secours, quelles que soient leurs origines. Les contacts entre acteurs de la gestion de crise bruxellois et français, mais aussi européens et d’autres parties du monde, nous ont permis d’ajuster nos procédures d’intervention et nous aident à mieux répondre aux nouvelles menaces auxquelles nous faisons face.

Mais une intervention réussie ne dépend pas que d’une bonne coordination entre professionnels du secours. Elle passe aussi par l’inclusion des citoyens, témoins et acteurs de premier plan. Donner une vraie place au citoyen dans notre chaîne de réponse est une absolue nécessité. S’il est du devoir des responsables politiques, moi y compris, de garantir la sécurité des citoyens, il nous incombe également de leur donner les moyens de se prémunir et les outils pour mieux réagir. Cela passe notamment par une formation systématisée et accessible à tous aux gestes qui sauvent. Comprendre, savoir comment agir et interagir, c’est avoir le sentiment que l’on maîtrise un peu mieux l’impensable, c’est apprivoiser le chaos. Le soutien et l’implication des autorités publiques dans les initiatives de sensibilisation et de responsabilisation est primordial. Continuons donc à échanger nos bonnes pratiques, nos expériences, et à transmettre aux autres des informations qui, un jour, permettront de sauver des vies.

Cécile Jodogne

Cécile Jodogne,
Secrétaire d’Etat à la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de la Lutte contre l’incendie et l’Aide médicale urgente

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