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La formation d’infirmier est actualisée

A compter de septembre 2026, les candidats au diplôme d’État d’infirmier suivront une formation dont le référentiel vient d’être revu. Cette réforme adapte le cursus aux enjeux du système de santé.

Les pratiques de santé ayant beaucoup évolué, il était temps d’y adapter le référentiel de formation des infirmiers qui datait de 2009. C’est chose faite grâce à un décret et à un arrêté du 20 février 2026. Désormais, la gestion du diplôme ne sera plus placée sous l’autorité des préfets mais confiée à des universités accréditées. Ce rattachement a pour effet d’inscrire le cursus dans l’enseignement supérieur. « Cette universitarisation approfondie ouvre de nouvelles perspectives en matière de poursuite d’études, d’accès aux masters, de développement de la recherche et des sciences infirmières », se félicite l’Ordre national des infirmiers.

Quant à la durée de la formation initiale, elle ne change pas : trois années. Ce que regrette le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI). « Dans la majo­rité des pays euro­péens la for­ma­tion infir­mière s’ins­crit désor­mais dans des par­cours de quatre ans, per­met­tant un appro­fon­dis­se­ment scien­ti­fi­que, cli­ni­que et réflexif plus pro­gres­sif », explique sur son site cette organisation rattachée à la CFE-CGC.

Un contenu renforcé

En revanche, le volume horaire de la formation augmente de 4 200 à 4 620 heures. Le nombre d’ECTS (système européen de transfert et d’accumulation de crédits) restant maintenu à 180, tout comme l’alternance entre la formation académique (1 890 heures) et la pratique clinique (2 310 heures). Il s’y ajoute 420 heures de tra­vail d’appro­pria­tion des connais­san­ces en auto­no­mie.

Quant au contenu des enseignements, il évolue afin d’adapter les compétences des futurs infirmiers aux enjeux sanitaires émergents. La réforme met l’accent sur la prévention et la santé publique pour mieux faire face aux maladies chroniques et au vieillissement. Elle développe également l’exercice coordonné (notamment avec les soins à domicile) et le travail en équipe. Autre évolution majeure, l’intégration du numérique dans la pratique infirmière. Un autre volet approfondira les aspects relationnels avec les patients mais également leurs proches.

Enfin cette adaptation se traduit par l’instauration de stages obligatoire en psychiatrie et en pédiatrie afin de mieux prendre en charge les besoins.

La réforme s’appliquera aux étudiants à compter de la rentrée de septembre 2026.

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