Carence ambulancière : le transport sanitaire en sous-effectif

Face au manque d’effectif dans le secteur du transport sanitaire, la sénatrice Annick Billon a interpellé le ministre de la santé et de la prévention, François Braun.

Le transport sanitaire en crise. Dans une question publiée le 11 août dans le journal officiel du Sénat, Annick Billon attire l’attention du ministre de la santé et de la prévention sur le manque d’effectifs dans le secteur du transport sanitaire. Selon la sénatrice, le secteur peine à recruter ce qui pourrait avoir un impact direct sur la qualité de la prise en charge des patients entre leur lieu de vie et le lieu de soins. « La situation pourrait être d’autant plus compliquée que le vieillissement de la population, associé à l’augmentation des affections longue durée, accroît les demandes de prise en charge, explique Annick Billon. La transition territoriale agit dans le même sens : elle se matérialise par la désertification médicale engendrant l’éloignement de certaines populations des établissements de santé. »

Des solutions envisageables

Pour faire face au manque d’effectifs, Annick Billon liste dans sa lettre à François Braun différentes solutions envisageables.

  • autoriser la conduite d’ambulance avant la fin du permis probatoire et permettre ainsi à des jeunes de s’orienter vers le transport sanitaire à la sortie du baccalauréat ;
  • créer un baccalauréat professionnel ambulancier qui intégrerait le passage du permis de conduire ;
  • mettre en place la valorisation des acquis de l’expérience pour permettre de résoudre le manque de diplômés d’État ambulancier.

La sénatrice conclut sa lettre en demandant quelles mesures le ministre entend prendre pour pallier le manque d’effectifs dans le secteur du transport sanitaire.

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