Exercice au Bourget : un avion s’est crashé sur la foule

Mardi 13 juin 2017. A quelques jours de l’ouverture du Salon international de l’aéronautique et de l’espace, tous les acteurs des secours ont participé à un exercice de grande ampleur : le crash d’un avion sur la foule.

Le montage du Salon international de l’aéronautique et de l’espace (SIAE) bat son plein. Les différents stands sont en cours d’assemblage dans les halls et en extérieur. Pour les secours c’est aussi le moment de la préparation. La carcasse d’un avion, destinée à l’entrainement des pompiers de l’aéroport, est équipée de dispositifs pyrotechniques. Un exercice spectaculaire débute à 9h00 mardi 13 juin 2017. Une épaisse fumée se dégage de la carcasse tandis que des victimes fuient dans toutes les directions. Le scénario est simple : un avion s’est crashé sur la foule. (Retrouvez les vidéos sur notre page Facebook)

Pour les secours de l’aéroport du Bourget et du SIAE, c’est le début de la mobilisation générale. Les premiers intervenants sont les pompiers du Service de sauvetage et de lutte contre l’incendie des aéronefs (SSLIA). Leur rôle est de lutter contre l’incendie et de venir en aide aux victimes dans les premières minutes du crash. Ils interviennent avec des véhicules spécifiques destinés à la lutte contre l’incendie sur les plateformes aéroportuaires. Rapidement ils sont secondés par les agents du Service de sécurité incendie et d’assistance à personnes (SSIAP) et par deux organisations exceptionnelles sur le site : Medical International Presence (MIP), et l’Ordre de Malte.

Tri et gestes de secours

Ces deux acteurs sont présents dans le cadre du dispositif lié au SIAE. MIP, régie d’assistance médicale événementielle, assure la couverture médicale du montage et du déroulement du SIAE, tandis que les bénévoles de l’Ordre de Malte sont impliqués sur le volet secourisme. Le médecin, Myriam, et l’infirmier, Christophe, de MIP arrivent rapidement sur les lieux du crash. Il a eu lieu juste en face de l’infirmerie dans laquelle ils étaient de garde.

Scène de chaos au pied de l'avion crashé

Comme sur toutes les situations présentant de nombreuses victimes, le rôle du premier médecin sur place est de faire une évaluation initiale de la situation et de transmettre l’alerte. Durant ce premier tour de reconnaissance, Myriam est secondée par les pompiers de l’aéroport, les agents du SSIAP et les bénévoles de l’Ordre de Malte. Ils mettent en sécurité les personnes valides en les évacuant vers une zone sûre. Dans le même temps, à quelques centaines de mètres de là, deux postes de commandement voient, grâce au réseau de caméras de vidéosurveillance, la scène en direct et centralisent les différentes communications. Immédiatement le dispositif d’organisation de la réponse de sécurité civile (ORSEC) est déclenché. Les pompiers de Paris et du SDIS du Val-d’Oise (95), les SAMU de différents départements, ou encore la Gendarmerie des transports aériens arrivent rapidement pour organiser la prise en charge des nombreuses victimes et les différentes levées de doutes.

Montée en puissance des secours

C’est un médecin du SAMU 93 qui prend le rôle de directeur des secours médicaux (DSM). Il réévalue la situation et modifie la répartition spatiale des victimes pour rendre la scène plus lisible. Il commence également, avec l’officier évacuation à organiser le départ des victimes sur les différents hôpitaux de la région. Sur le tarmac, les infirmiers et secouristes continuent à assister les médecins pour les prises en charge des victimes les plus graves. Les impliqués, quant à eux, ont été réunis dans un restaurant, réquisitionné pour l’occasion. C’est aussi là que la Cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) est installée. L’ensemble de la chaine des secours est ainsi déployé pour éprouver la capacité des uns et des autres et la robustesse de l’organisation.

 

 

Pour pousser le réalisme, l’équipe d’organisation a mandaté des plastrons pour investir un des postes de commandement en simulant des journalistes en quête d’information. Au delà d’être un exercice de secours, c’est un exercice de gestion de crise complet que jouent les différents acteurs qui vont sécuriser le SIAE du 19 au 25 juin 2017. Durant les cinq heures de l’exercice, chaque intervenant s’est impliqué à 100 %, à tel point que Myriam, le docteur de MIP, s’inquiétait de l’état des victimes, jusque dans les dernières minutes de la manoeuvre. A l’ouverture du salon, le 19 juin prochain, les médecins et infirmiers de MIP et les secouristes de l’Ordre de Malte, veilleront sur les dizaines de milliers visiteurs et répondront présents si le pire se produit.

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