Parole de victime #64 : Bruno Loisy, spéléologue secouru dans le Jura

« Samedi 1er mars 2003. Nous sommes cinq, partis à l’assaut du gouffre de la Balme d’Epy. Connue depuis les années 60, cette cavité est située dans la vallée du Suran dans le bas Jura. Nous avons pénétré par une entrée artificielle afin de raccourcir le parcours et éviter un passage difficile. Nous sommes dans le puits « bip bip », une entrée secondaire qui fait la jonction avec la rivière de la Balme-d’Epy. Objectif : repérer les niveaux d’eau avant une plongée prévue deux semaines plus tard. Il est aux environs de 18h. Nous allons bientôt regagner la surface. Sécurisé par mon baudrier, je récupère les cordes et amarrages lorsque soudain je bascule dans le vide…

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Parole de victime #63 : Francis Moreau, véliplanchiste secouru en méditerranée

Samedi 27 mars, 15h.
Depuis une heure, je navigue sur ma planche à voile, mais le vent vient de tomber. Je ne suis pas inquiet. J’ai à mon actif des centaines de sorties en mer. Je tente à plusieurs reprises une manœuvre de waterstart, sans succès. Sans ventimpossible de repartir. Problème : en cette période de l’année, la température de l’eau n’est que de 13°C. Malgré ma combinaison et mon bonnet, le froid me saisit. A nouveau, je tente plusieurs fois de repartir.
Nouveaux échecs. Je dois me rendre à l’évidence : je dérive vers le large. Soudain, une douleur m’alerte…

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Parole de victime #62 : Christian Meleiro, pompier blessé en intervention

Mars 2020.
La première vague de Covid-19 frappe. Je suis en seconde année d’étude en soins infirmiers. En plein période de stage en service de neurologie. Certains étudiants sont d’ores et déjà réquisitionnés. Ma chance ? Ma tutrice de formation se démène pour que nous puissions terminer le stage qui s’achève fin mars. Dès lors, je suis réquisitionnée dans un EHPAD. La situation est très instable et fluctuante. La pénurie d’équipements est patente. La désorganisation l’est tout autant. Un lundi, la médecine du travail décrète que nous n’avons pas besoin de masques. Le jeudi suivant, revirement total ! Le port du masque devient obligatoire…

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Parole de victime #60 : Marine B, étudiante en soins infirmiers (ESI) de 3e année dans le Grand Est

Mars 2020.
La première vague de Covid-19 frappe. Je suis en seconde année d’étude en soins infirmiers. En plein période de stage en service de neurologie. Certains étudiants sont d’ores et déjà réquisitionnés. Ma chance ? Ma tutrice de formation se démène pour que nous puissions terminer le stage qui s’achève fin mars. Dès lors, je suis réquisitionnée dans un EHPAD. La situation est très instable et fluctuante. La pénurie d’équipements est patente. La désorganisation l’est tout autant. Un lundi, la médecine du travail décrète que nous n’avons pas besoin de masques. Le jeudi suivant, revirement total ! Le port du masque devient obligatoire…

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