13 novembre : « panser » puis « repenser » le secours d’urgence

Il y a 5 ans, le 13 novembre 2015, 131 personnes perdaient subitement la vie, et 350 autres étaient blessées ; sans compter les impacts psychologiques sur les témoins et leurs proches. Les attentats terroristes du Bataclan et du Stade de France ont été les plus meurtriers jamais commis sur le territoire national.

Cette journée du 13 novembre 2015 a marqué un tournant dans l’histoire opérationnelle des acteurs du secours et des soins d’urgence. Si les conséquences physiques et psychologiques sur les intervenants ont été les premiers stigmates à court terme, c’est toute une nouvelle manière de penser le secours qui s’est engagée par la suite.

Cet attentat de masse a surtout fait prendre conscience de la vulnérabilité – physique et psychologique – des intervenants face à des assaillants résolus et lourdement armés. Le 13 novembre 2015 a fait ainsi plonger le monde du secours et des soins d’urgence dans l’ère de la vigilance chronique pour toutes celles et ceux qui portent un uniforme.

Suite à ces attentats, de nouveaux modes opératoires ont vu le jour : intervention sous escortes policières, zones d’exclusion, techniques d’extraction des victimes, corridor de sécurité ; du matériel supplémentaire a aussi renforcé la protection des sapeurs-pompiers : casques lourds, gilets pare-balle ou pare-lame. Chez les secouristes associatifs, moins exposés directement, mais impliqués plus longtemps auprès des victimes, des formations aux risques psychologiques se sont ajoutées à leur socle de connaissances.

Depuis le 13 novembre 2015, l’engagement citoyen dans les rangs des acteurs du secours n’est donc plus un acte seulement altruiste. Il est dès lors devenu également un acte de courage et d’abnégation.

Secouriste Magazine, dossier spécial sur les attentats du 13 novembre 2015
Disponible en version papier et numérique

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