Le CNPC fait la transparence sur l’importance des associations agréées de sécurité civile
La Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) rend publics les principaux indicateurs concernant les associations agréées de sécurité civile au cours de l’année 2025. Des chiffres qui corroborent ceux du Conseil national de la protection civile. Avec un écart cependant, concernant les heures de bénévolat.
En publiant « Info asso », la DGSCGC fournit un bilan capacitaire des associations agréées de sécurité civile (AASC), au 31 décembre 2025. On en mesure mieux l’importance : 158 494 bénévoles dont 51 627 opérationnels. Ils ont effectué 8,2 millions d’heures de bénévolat ce qui représente 4 500 équivalents temps plein (ETP). Un volume horaire bien loin des chiffres que possède le Conseil national de la protection civile. En 2019, le CNPC en avait comptabilisé 31 millions. Or, à l’évidence l’engagement n’a pas été divisé par quatre en six ans.
Nouvelle comptabilisation des heures de bénévolat
Pour tenter de comprendre un tel écart, le CNPC avance deux explications. D’une part, la perte de son agrément par le Secours catholique-Caritas. Or ses bénévoles consacraient quelque 10 millions d’heures à des missions classées B (soutien et accompagnement des victimes d’accidents, sinistres ou catastrophes) ou C (encadrement des bénévoles dans le cadre des actions de soutien aux populations). D’autre part, la DGSCGC ne comptabilise pas les heures que les bénévoles consacrent aux maraudes, même lorsque celles-ci sont demandées par les autorités. Pour la Sécurité civile, cet engagement social ne relève ni de la mission B, ni d’aucun des trois autres types d’agréments qu’elle délivre.
Le profil des secouristes
Par ailleurs, Info asso renseigne sur le profil des bénévoles qui s’engagent dans les AASC. La DGSCGC observe une prédominance des femmes avec 54 % des effectifs. Sans surprise, la majorité des bénévoles se situe dans la tranche d’âge comprise entre 27 et 60 ans. On notera cependant la part significative que représentent les plus âgés (28%) ainsi que les 18-26 ans (21%). Quant à leur qualification, Info Asso dénombre 10 594 secouristes PSE 1 et 30 799 PSE 2. Les associations peuvent également mobiliser 19 027 logisticiens, 4 399 surveillants sauveteurs, 4 102 opérateurs en communication et 2 051 secouristes en milieu souterrain.
Des moyens importants
Les chiffres de la DGSCGC mettent également en lumière l’importance des moyens qu’engagent les associations : 2 760 véhicules de premier secours à personnes (VPSP), 1 051 véhicules logistiques, 766 engins nautiques. Face aux catastrophes, elles peuvent déployer 35 745 couchages ou encore 453 pompes. Quant aux lots de secours, 6 295 sont prêts (catégories A, B et C confondues). Les AASC disposent également de moyens de communication autonomes (9 435) voire satellitaires (277). Les drones ont fait leur apparition dans leurs rangs avec une quarantaine d’unités. Economiquement enfin, les associations ont réalisé 8,7 M€ d’investissements en 2025. Elles ont surtout engagé 26,2 M€ de fonctionnement pour répondre à l’urgence sous toutes ses formes.

