Un nouveau plan Orsec pour faire face aux chaleurs extrêmes
Face à la multiplication des vagues de chaleur, le premier ministre a annoncé la création d’un plan Orsec dédié, le 29 juin 2026. Dans sa circulaire aux préfets, le 9 juillet, il en détaille les modalités opérationnelles. Elles concernent notamment les services d’incendie et de secours ainsi que les associations agrées de sécurité civile.
« Les récents épisodes de chaleur, caractérisés par leur intensité et leur durée, exigent la mise en œuvre, à l’échelle de l’ensemble du territoire , d’une mobilisation renforcée de tous les acteurs publics et privés », justifie Sébastien Lecornu, à l’appui du nouveau plan « Orsec dispositions spécifiques chaleurs extrêmes » (Orsec DS Chalex). Un dispositif activé dès le lendemain de la publication du texte, pour la première fois. Les préfets ont ainsi pu se référer à un guide qui figure en annexe de la circulaire. Il définit les modalités opérationnelles de protection de la population, notamment des personnes vulnérables, mais également de l’environnement, des animaux et de l’activité économique.
Une mobilisation transversale des territoires
Ces modalités impliquent une mobilisation d’acteurs locaux et nationaux, publics comme privés. Sur 194 pages, le guide passe en revue les mesures préventives, d’information, d’alerte, de sauvegarde et de protection. Il s’accompagne d’une partie pédagogique, destinée à la compréhension des vagues de chaleur extrêmes. Il propose 72 fiches dont la moitié concerne l’identification et le rôle des acteurs que les préfets devront mobiliser à l’échelon de leur département. Leur rôle se trouve détaillé en amont de la crise, au cours de la vague de chaleur, puis au-delà.
Adaptation de l’activité des SIS
Tel est le cas des services d’incendie et de secours (SIS). Orsec DS Chalex leur demande d’anticiper le soutien sanitaire lors de leurs opérations, d’intégrer les chaleurs extrêmes dans leur plan de continuité d’activité, d’instaurer un protocole de surveillance des premiers signes de coups de chaleur. En phase de crise, les SIS adapteront leurs moyens au risque, ils disposeront de matériels spécifiques (brancard piscine), ils augmenteront les rotations de personnels ou encore ils renforceront l’engagement de moyens paramédicaux et médicaux, en lien avec le Samu. Une fois cette phase passée, les SIS consolideront les données de bilan d’intervention et ils réaliseront un retour d’expérience (Retex).
Les associations de secouristes en appui
Le guide assigne également un rôle important aux associations agrées de sécurité civile (AASC), notamment en raison de leur capacité à mobiliser des bénévoles à la demande des autorités. Il leur faudra d’abord se préparer à un déclenchement du plan Orsec DS Chalex. Ce qui implique des procédures et une identification des moyens humains et logistiques. En phase active du plan, les AASC renforceront les structures d’accueil et les établissements sensibles. Elles appuieront également les services publics et les collectivités locales dans le cadre des plans communaux ou intercommunaux de sauvegarde. Enfin, elles soutiendront les populations par des distributions (eau, nourriture, produits de première nécessité). Sans oublier l’écoute et le réconfort des victimes des fortes chaleurs.

