Le Conseil économique, social et environnemental se penche sur le sort des femmes pompiers volontaires
Dans un contexte de tension sur les effectifs, le recrutement de sapeurs-pompiers volontaires devient un enjeu pour les services d’incendie et de secours. Parmi ces nouvelles recrues, de plus en plus sont des femmes or leur intégration soulève des interrogations. Le Conseil économique, social et environnemental vient de s’en saisir avec l’objectif d’y répondre d’ici février 2027.
Il y a 50 ans, les premières femmes intégraient le corps des sapeurs-pompiers. En 2026, elles représentent 23,7 % des volontaires et 6,1 % des professionnels. Elles forment également 57,16 % des effectifs des services de santé et de secours médical (SSSM) et 54,96 % des personnels administratifs, techniques et spécialisés au sein des SIS. C’est surtout la progression de ces effectifs qui retient l’attention. Au cours des dix dernières années, la part des femmes sapeurs-pompiers a augmenté de 50 % chez les volontaires et de 66 % au sein des professionnels (+66 %).
Des conditions d’intégration qui interrogent
La délégation aux droits des Femmes et à l’égalité (DDFE) du Conseil économique, social et environnemental a choisi de s’intéresser à l’intégration de ces personnels féminins qui ne va pas de soi dans un milieu dominé par les hommes. « Comment combattre les nombreux stéréotypes encore à l’œuvre ? Quelles réformes pourraient être envisagées pour inciter les femmes à s’investir à la hauteur de leurs aspirations ? Quels sont leurs moteurs et leurs difficultés ? », interroge notamment la mission du Cese. Il s’agit de réfléchir à l’engagement bénévole, à la non-mixité de certaines activités, aux phénomènes de violences et de harcèlement sexiste et sexuel.
A l’écoute des femmes sapeurs-pompiers
Pour aborder ces problématiques, le Cese diffuse un questionnaire en ligne. Il doit faire remonter au Palais d’Iéna des problématiques de terrain en rapport avec sept grandes thématiques. Les femmes sapeurs-pompiers peuvent y répondre anonymement jusqu’au 2 novembre 2026. Par ailleurs, des auditions et des entretiens ont débuté au Cese. Avec comme horizon la présentation d’un projet d’avis en assemblée plénière, le 10 février 2027.

