Rapprocher les communes et les AASC

Disponible depuis le mois d’octobre, le Guide de l’offre associative pour la sauvegarde des populations commence à se diffuser auprès des élus des communes et intercommunalités françaises. Suite à la promulgation de la loi Matras, plus de 9 000 nouvelles communes se retrouvent face à l’obligation d’élaborer un Plan communal ou intercommunal de sauvegarde (PCS/PICS). Ce guide leur permet d’alimenter leur culture de sécurité civile en se familiarisant avec les associations agréées de sécurité civile présentes sur leur territoire.

Gilles Barsacq, président du Conseil national de la protection civile, présente aux élus le rôle fédérateur du CNPC. / (c) Sylvain Ley

« L’initiative de ce guide procède à la fois d’une intuition et d’une volonté : organiser la rencontre entre deux mondes qui se connaissent mal mais qui ont tout à gagner à se rapprocher et à travailler ensemble. » Ainsi débute le Guide élaboré par le Conseil national de la protection civile (CNPC). Ces deux mondes, ce sont celui des communes et intercommunalités et celui des Associations agréées de sécurité civile (AASC). Deux mondes qui ont en effet intérêt à se rapprocher, donc à se connaître, tant les années à venir s’annoncent défavorablement prolifiques en terme de crises.

Le général Joël Prieur, secrétaire général du CNPC / (c) Sylvain Ley

Invité à l’occasion du Salon des maires qui se tenait du 22 au 24 novembre 2022 au Parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, le CNPC, représenté par son président, Gilles Barsacq et son secrétaire général, Joël Prieur, a pu décrypter ce guide devant une assemblée d’élus de la France entière, dont la ruralité était fièrement représentée. Lors de la conférence intitulée « Plan communal et intercommunal de sauvegarde, l’urgence d’agir », les élus ont témoigné de la difficulté de mettre en place leur PCS ou PCIS. « Il y a une certaine forme de solitude ressentie par un maire dans les communes rurales quand il doit mettre en place un PCS. D’où l’importance de pouvoir être accompagné », explique Edmond Jorda, maire de Sainte-Marie-la-mer (66). Les exercices de sécurité civile, désormais obligatoires à fréquence régulière depuis la Loi Matras, sont aussi un cap qui semble difficile à franchir pour les élus, quelque peu effrayés à l’idée de devoir les organiser. Le général Joël Prieur n’a ainsi pas manqué de rappeler que les maires ont tout intérêt à se rapprocher des interlocuteurs territoriaux que sont les représentants des différentes associations agréées de sécurité civile. Le secrétaire général du CNPC reconnaît sans peine cependant que « quand on a besoin d’appuyer sur le bouton de l’offre associative, on s’y perd vite ». D’où l’élaboration de ce guide – labellisé par l’Association des maires de France – qui permet d’y voir clair et s’impose comme un outil indispensable pour les élus en quête de culture de sécurité civile.

Pratique avant tout

Ce guide se veut avant tout pratique. Il permet de préparer concrètement les situations de catastrophes en privilégiant la mise en synergie entre les associations, les communes et intercommunalités. Il propose notamment un catalogue d’actions précises à réaliser, détaillées et chiffrées. Après un passage en revue de l’offre associative « sérieuse » sur le territoire, le guide propose un catalogue des prestations réalisables par les AASC, pour finir sur un exemple de partenariat que les communes et intercommunalités peuvent mettre en place avec les associations présentes au sein de leur territoire.

Gratuit et téléchargeable sur le site Internet lecnpc.fr (ou en cliquant ici), ce guide a été élaboré par les membres de la cinquième commission du CNPC, présidée par Karim Ternati, adjoint au maire du Grand Quevilly (76) et vice-président de l’association AMARIS, ainsi qu’avec le concours des représentants des AASC, d’élus locaux et d’experts.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Share
X