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Une charte fait une place aux accompagnants aux urgences

La charte de l’accompagnant aux urgences reconnaît, pour tout patient pris en charge aux urgences, le droit d’être accompagné. Une note du ministère de la santé invite les établissements à diffuser ce document et à y sensibiliser leurs équipes médicales.

En ambulance, à bord d’un VSAV des pompiers ou du Samu. Lorsqu’une victime franchit la porte des urgences, l’organisation des soins prend le pas sur tout autre considération. Ce qui conduit parfois à stopper au seuil du service les personnes qui accompagnent le patient. Celles-ci ont pourtant un rôle à jouer pour rassurer la victime ou transmettre des informations utiles. Jusqu’à présent, les pratiques variaient selon les établissements. En 2023, 32 % acceptaient systématiquement un accompagnant. 64% l’autorisaient de manière restreinte, au cas par cas. Et 4% l’interdisaient, relève la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la santé.

Harmoniser les pratiques

Signée le 19 mai dernier, lors du salon Santexpo, la charte de l’accompagnant aux urgences « vise à harmoniser les pratiques sur l’ensemble du territoire. » Construit avec des représentants des parties prenantes (notamment les urgentistes et les usagers), à partir de 2025, ce document consacre une reconnaissance des accompagnants. Selon un principe simple : « Le patient peut être accompagné par une personne de son choix ». Et une priorité accordée aux soutiens d’enfants, de personnes âgées ou handicapées.

Cependant, les engagements doivent être réciproques entre les services d’urgence et les accompagnants. Les premiers doivent notamment écouter, informer, expliquer leurs décisions aux accompagnants. Les seconds s’engagent quant à eux à respecter le fonctionnement du service, à ne pas gêner les soins, à se montrer respectueux, etc.

Mobiliser les établissements autour de la charte

Le ministère de la santé vient de diffuser une note aux directeurs généraux des agences régionales de santé. Objectif : veiller à l’application de la charte en invitant « les établissements de santé à en assurer la diffusion, l’appropriation par les équipes et les représentants des usagers, ainsi que l’affichage et la publication. » Les services concernés devront notamment la présenter aux équipes et accompagner sa diffusion « dans le cadre des démarches d’amélioration de l’expérience patient. » Sans tarder, puisque le ministère attend un déploiement effectif d’ici la fin de l’année 2026.

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