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Crans-Montana : le mécanisme européen de sécurité civile activé pour les grands brûlés

Face au nombre et à la gravité des blessés à Crans-Montana, les autorités suisses ont sollicité le mécanisme de protection civile de l’Union (MPCU). Une aide qui a permis de mobiliser des équipes dédiées aux grands brûlés selon un plan européen rarement activé.

Voilà plus de 800 fois que le mécanisme de protection civile de l’Union (MPCU) a été activé depuis sa création, en 2001. Mais l’appel à la solidarité internationale en matière de secours a pris une tournure particulière lors de l’incendie de Crans -Montana, le 1er janvier 2026. La Confédération helvétique a sollicité des moyens de secours adaptés à l’évacuation et à la prise en charge de plus d’une centaine de grands brûlés.

L’Union européenne dispose d’un plan dédié aux victimes de brûlures de masse. Etabli en 2020 avec le concours de l’European Burns Association (EBA) notamment, ce document prévoit trois principes d’intervention. En premier lieu, une préparation permettant d’agir efficacement et rapidement, sans entraves administratives. L’intervention doit permettre une évacuation des blessés dans un délai compris entre 48 et 96 heures.

En deuxième lieu, le plan prévoit une nouvelle évaluation de l’état des blessés, en considérant que le premier triage des victimes, parfois chaotique, ne présente pas une fiabilité suffisante.

Enfin, le plan mobilise des équipes dédiées pour assister les secours locaux. Il existe actuellement en Europe une vingtaine de ces Eubat (EU Burn Assessment Team). Elles se composent d’un anesthésiste réanimateur spécialisé en brûlologie, d’un chirurgien plasticien, d’un infirmier et d’un expert du MPCU.

Les Eubat procèdent à la seconde évaluation de la gravité des victimes en s’appuyant sur des lignes directrices. Objectif : évacuer les grands brûlés vers des centres spécialisés, en Europe, en fonction des capacités disponibles. A noter que les Eubat formulent des recommandations aux autorités locales mais celles-ci conservent le dernier mot. D’autant qu’elles s’engagent à assumer le coût de la prise en charge médicale dans les pays de destination.

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