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En caserne, le sport première source d’accidents des sapeurs-pompiers

Même en bonne santé, les sapeurs-pompiers ont tendance à se blesser lorsqu’ils pratiquent une activité sportive. Tel est le cas de plus des deux tiers des professionnels et de plus de la moitié des volontaires, d’après Relyens. L’assureur avance des explications mais aussi des pistes pour la prévention.

Au sein des services d’incendies et de secours, la pratique sportive prend une toute autre importance qu’un simple passe-temps. Le directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC), Julien Marion le rappelle en préambule de l’analyse des risques que l’assureur Relyens vient de consacrer à l’activité physique des sapeurs-pompiers. Cette dernière « contribue au maintien des capacités nécessaires à l’exercice des missions, favorise la prévention de nombreuses atteintes à la santé et participe au bien-être individuel comme à la cohésion collective. » Et pourtant, le sport devient parfois synonyme de blessure. Il constitue même la première cause d’accidents en caserne.

En bonne santé et sportifs mais exposés aux blessures

Tel est le cas pour 67 % des sapeurs-pompiers professionnels et pour 56 % des volontaires. 61 % des blessés pratiquent pourtant une activité physique en dehors du service et 94 % ne présentent aucun antécédent médical. Ils ne se trouvent pas non plus fragilisés par une intervention puisqu’un tiers seulement des accidents se produit après un retour à la caserne.

Selon Relyens, il existe deux profils à risque. D’une part, des agents peu actifs. Ils évitent les séances encadrées et se blessent « en reprenant une activité physique qu’ils ne savent pas dimensionner pendant la garde. » D’autre part, l’assureur identifie les 30-39 ans. Pour leur part, ils « s’entraînent pendant la garde à une intensité qui entame leur capacité opérationnelle. »

Des facteurs aggravent le risque

Il existe également des facteurs aggravants, tels que le choix des activités. On se blesse davantage (62% des accidents) en pratiquant des sports collectifs mais avec des différences selon les disciplines. Au football, la sinistralité atteint 34 % contre 11 % pour le volley-ball. Hors des sports collectifs, Relyens pointe également des risques liés à la course à pied (17 % des accidents) et à la musculation (10%). Avec des atteintes qui se concentrent sur les membres inférieurs. Pour les volontaires de plus de 55 ans, plus fragiles, les durées d’arrêt atteignent 127 jours en moyenne.

Quatre axes de prévention

L’assureur travaille déjà à la prévention de ces accidents avec plusieurs SIS. Il obtient des résultats positifs dans 90 % des cas en préconisant quatre actions efficaces. En premier lieu, mobiliser la hiérarchie pour encadrer les activités (dosage de l’effort, suivi médical). Ensuite, le programme ne doit pas être collectif mais s’adapter aux capacités, notamment à l’âge, de chaque sapeur-pompier. Par ailleurs, Relyens invite les SIS a suivre plus attentivement les indicateurs de la condition physique (ICP). Enfin, chaque accident doit donner lieu à une enquête. La compréhension des causes et des facteurs d’accidents évitera qu’ils ne se reproduisent.

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