ActusSecours Mag en ligne

La SNSM accompagne psychologiquement ses sauveteurs

Secourir expose à des situations difficiles et parfois traumatisantes. Au sein de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM), les 10 000 bénévoles bénéficient d’une formation et d’un accompagnement pour faire face à la détresse liée aux sauvetages.

Le sentiment du devoir accompli et de l’utilité d’une intervention s’efface parfois lorsque celle-ci n’a pas été couronnée de succès. Difficile dans de telles conditions de ne pas douter de son engagement et d’avoir envie de repartir pour un prochain sauvetage. Tous les secouristes traversent ces doutes, y compris ceux de la SNSM. C’est pourquoi, cette association, qui réalise plus de 10 400 sauvetages en mer par an, prend soin de former ses bénévoles et de les accompagner psychologiquement.

Trois jours pour apprendre à faire face à la détresse

Hormis leurs compétences techniques et médicales, les bénévoles de la SNSM suivent trois jours de formation à la gestion de la détresse psychologique en sauvetage (GDPS). Situé à Saint-Nazaire, le Pôle national de formation propose des mises en situations et des débriefings, encadrés par un psychologue et un infirmier psychiatrique. Un module apprend à faire face au deuil, au stress post-traumatique, à une crise suicidaire ou à la détresse d’un coéquipier. Depuis 2013, la SNSM a ainsi formé 272 sauveteurs. En outre, un millier de bénévoles a suivi un module en ligne consacré à la souffrance psychique et aux événements traumatiques.

Libérer la parole après les interventions

Outre la formation, la SNSM met l’accent sur l’écoute des équipages à leur retour d’intervention. Les 207 stations pratiquent des débriefing collectifs. De surcroît, la solidarité entre équipiers permet à chacun d’être entendu. Par ailleurs, le Centre ressource d’aide psychologique en mer et aux marins (CRAPEM) met à leur disposition une ligne d’écoute dédiée. Face aux situations les plus éprouvantes, les sauveteurs peuvent solliciter les cellules d’urgence médico-psychologiques (CUMP) du SAMU. « Longtemps, la culture du sauvetage a valorisé le courage et la capacité à «tenir». Reconnaître qu’une intervention peut ébranler n’est pourtant pas un aveu de faiblesse : c’est la condition pour continuer à s’engager », rappelle la SNSM.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share
X